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Sur cette page, vous trouvez deux textes de Claude Luezior: "L'ordonnance à ma Contractuelle préférée" et "De l'inutilité absolue de la poésie" - délectez-vous en lisant ces textes d'un remarquable «ciseleur de mots» (Nicole Hardouin). "Le prix des mots" est une petite critique littéraire. Plus long: un texte sur Restif de la Bretonne, éccrit pour un colloque qui n'a pas eu lieu.

Poèmes de Denis Émorine: Les yeux de l'horizon, Paris: Éditions du Cygne 2012

Denis Émorine vient de nous donner un nouveau recueil de poèmes où il est question de ce qu'on a perdu, des personnes qui ont croisé notre chemin, la patrie, des sentiments de jadis. Les mots sont faits pour ça: «Mes coups les plus durs / Sont toujours dirigés contre le temps.»

                                            Devant ma fenêtre, Denis,
                                            des flocons de neige
                                            errent et se posent doucement.
                                            Ils viennent de loin.
                                            Hier, ils étaient peut-être dans
                                            un ruisseau de ton village,
                                            dans un nuage au-dessus de toi
                                            ou ailleurs.
                                            Mais ils sont arrivés.

les yeux de l'horizon

Claude Luezior

Ordonnance à ma Contractuelle préférée (Rezept für meine liebste Politesse)

Quel métier ! m’avez-vous dit. Vivre sa vie de pervenche n’est pas une sinécure. Dans cette jungle urbaine où s’ébattent les gorilles des hommes politiques. Les rats, les rapaces et de drôles d’oiseaux. Jungle où serpentent en crachotant mille-cent pots catalytiques. Avez-vous pensé à la santé pulmonaire des contractuelles ? Jamais ? Eh bien, vous avez tort, Monsieur ! Car c’est certain, leurs alvéoles ne sont pas moins précieuses que les vôtres.

 

Vous m’avez dit cela, des papillons dans les yeux. D’un air un peu las, couleur pervenche. Avec votre regard de femme un peu vieille, un peu fatiguée. Vous m’avez dit avoir distribué, quinze années durant, du fiel sur les pare-brises. Vous voilà devant moi, tremblotante.

 

Quémandant la caresse incertaine d’un onguent, la magie d’un geste, l’asile de quelque drogue salvatrice. J’aurais la tentation de vous piquer là, dans la fesse droite, là-même où vous avez été piquante pour mon portefeuille. Maître Hippocrate m’en empêchera jusqu’au bout.

 

Mais je vois passer dans vos prunelles un filet d’eau qui m’intrigue. Un filet d’eau claire qui chante et qui, vous me l’avouez, ne voulait voir la guimbarde du boulanger, les pare-chocs du père-grand, le tacot du livreur faisant la cour à une paire de lignes jaunes. Vous étiez, sans que nous le sachions, une sorte de rebelle du macadam, tellement inefficace que vous avez été mutée, quinze années après, (l’administration a de ces célérités…) par une paire de sombres moustaches. À un poste qui vous a, dès lors, parfaitement convenu : Préposée aux vérifications de badges et autres macarons.

Non ceux qui fondent sous la langue, imbibés de pralines ou de suaves confitures. Non, votre goût du paradis sentait plutôt la colle.

 

Mots d’excuse, presque doux facilitant le stationnement des handicapés. Je les ai distribués avec largesse pendant une tranche d’existence : cela faisait du bien aux cabossés de la vie, mais surtout, cela me faisait du bien. J’avais l’impression de rendre à certains ce que j’avais pris au nom de l’État policier.

 

Vous trouverez en annexe, chère Robin des Rues, l’ordonnance demandée.

 

Pour un macaron en chocolat qui vous fera autant de bien qu’un anti-quelque chose.

 

Was für ein Leben!, haben Sie mir gesagt. Immer in Uniform, das ist kein Freizeitjob. In diesem Stadtdjungel, wo die Gorillas der Politiker herumtoben. Ratten, Raubtiere, komische Vögel. Djungel, durch den sich tausende Auspufftöpfe spuckend schlängeln. Haben Sie mal an die Gesundheit der Lungen unserer Politessen gedacht? Nie? Heh, Sie haben Unrecht, mein Herr! Denn sicher sind ihre Zellen nicht weniger wert als Ihre.

Das haben Sie mir gesagt, mit Glitzern in den Augen. Etwas müde aussehend, blaugrün. Mit dem Blick einer gealterten Frau, ein bisschen erschöpft. Sie sagten mir, dass Sie fünfzehn Jahre lang Galle auf den Windschutzscheiben verteilt haben. Da stehen Sie vor mir, ein wenig zittrig.

Da erbetteln Sie das ungewisse Streicheln einer Salbe, den Zauber einer Geste, das Asyl einer rettenden Droge. Ich bin fast versucht, Sie da hineinzustechen, in die rechte Hinterbacke, da wo Sie schmerzhaft mein Portemonnaie erwischt haben. Meister Hypokrates wird mich jedoch davor bewahren.

In ihren Augen sehe ich eine Spur Feuchtigkeit, die mich neugierig macht. Eine durchsichtige Feuchtigkeit, die aufblitzt und, wie Sie gestehen, nicht anderes sehen wollte als den Klapperkasten des Bäckers, die Stoßstangen des Opas. die Karre eines Lieferanten, die mit einer gelben Linie flirtet. Sie waren ohne unser Wissen eine Art Asphaltrebellin, so erfolglos, das Sie durch einen dunklen Schnurbart ersetzt und versetzt wurden, fünfzehn Jahre später (die Stadtverwaltung ist manchmal richtig reaktionsschnell). Versetzt auf einen Posten, der wie für Sie gemacht ist: Angestellte für die Überprüfung von Ansteckschildern und sonstigen Abzeichen.

Nicht die, die auf der Zunge zergehen, mit Pralinengeschmack oder lieblicher Konfitüre. Nein, ihre Sehnsucht nach dem Paradies roch eher nach Klebstoff.

Nette Ausnahme-Bescheinigungen, die Behinderten das Parken erlauben. Die habe ich großzügig verteilt, eine Zeitlang im Leben, das tat den Gebeutelten gut, aber besonders mir selber. Ich hatte den Eindruck, manchem zurückzugeben, was ich im Namen des Polizeistaats genommen hatte.

Im Anhang finden Sie, lieber Straßenräuber, das gewünschte Rezept.

Für eine Schokoladen-Makrone, die Ihnen genauso gut tun wird wie ein Gegen-Irgendwas.


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En Allemagne, on a récemment trouvé dans le cadavre d'un patient mort quelques mois après une opération, seize objets oubliés qui lui ont causé des douleurs pendant le reste de sa vie: voilà le patient objet d'une médecine expéditive qui regarde le souffrant comme un «cas».

Il y a aussi le refus d'aide. Deux hôpitaux de Cologne ont refusé ce mois-ci (janvier 2013) d'aider une jeune femme qui avait été dopée, puis violée et qui s'était réveillée quatorze heures plus tard. Les médecins des hôpitaux avaient peur de perdre leur emploi s'ils donnaient à la victime une ordonnance pour la «pillule après».

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Avec son livre «Impatiences», Claude Luezior nous fait voir une autre médecine: celle qui a le respect et qui découvre dans le «cas» l'homme avec toute sa potentialité, maître de lui-même qui n'est pas l'esclave de sa maladie. Une médecine qui sait écouter et qui n'a pas besoin de mentir.
                                                                 avw

Luezior

Claude Luezior

De l'inutilité absolue de la poésie (Poesie? Vollkommen nutzlos)

Quand je pense au surcroît de labeur imposé à nos jeunes sous forme de Ipod, Ipad, E-mail, FaceBook, Twitter et jeux vidéo en tous genres, je me demande encore pourquoi quelques enseignants d'un autre siècle leur demandent de lire ces objets étranges issus des forêts, que l'on nomme livres ! Pitié pour nos sylves, pitié pour nos ados!

Curieusement, la rime en perdition survit dans le corps malade de certains slams. Ne devrait-on abréger ses souffrances par très brève euthanasie ? Il est vrai que leurs scansions souvent sont inintelligibles, noyées par une boîte à rythme dopée aux décibels. Bien heureusement, d'ailleurs : on risquerait d'y comprendre goutte, ce qui n'est pas bon pour les coronaires, m'a confié mon médecin.

Et puis, la poésie n'est-elle pas pure perte de temps en ces heures divines où time is money ? Langage des dieux, a-t-on dit, mais les dieux sont morts, n'est-ce pas ? Utilité nulle, rendement zéro, m'a confié le trader accroch´r aux ramilles de ses graphiques. La poésie ne se vend pas, elle se donne : dernier outrage au monde marchand. Soyons francs, a-t-il marmonné : dans certains Länder, en Allemagne, d'insignes politiciens ont établi un projet mettant à l'index toutes ces branches vieillottes tels les arts, la littérature, les langues, l'histoire.

Le mot n'est-il devenu presque une insulte ? Tout cela n'est que poésie ! C'est de la poésie pure ! Ce politicien est un grand poète ! En guise de vaccination contre cette engeance, on propose le ing : marketing, consulting, packaging. Et puisqu'on parle français, adoptons tous l'anglais pur et dur, avec, en option, quelques heures de chinois...

Passer son bac sans avoir jamais vraiment lu un livre ? Mais oui, mon bon Monsieur, c'est possible, tant il est vrai que l'ami Internet vous fournit derechef résumés, analyses de textes, copies-collés très digestibles, iconographie sur l'auteur et autres friandises. Une certaine pédagogie étant basée, à l'heure actuelle, sur les moyens de recherche plutôt que sur la connaissance. Pas de sanglots longs des violons de l'automne, s'il vous plaît ! Séchez vos larmes, rangez vos binocles, Madame : il suffit de savoir taper, là-haut, à droite, dans la petite fenêtre magique... Un petit clic et Bill Gates fera le reste !

Tricoter des vers n'a plus de sens, m'a dit le mondialiste-savant-qui-sait-tout, alors que les textiles du réel viennent sans exception ou presque, par containers entiers, du soleil levant. Serons-nous sauvés par les nanotechnologies ? En tout cas par par des nanocénacles de personnages aux cheveux argentés. Ora pro nobis! L'heure n'est même plus à la prose, a-t-il poursuivi : s'esquinter à lire les Misérables ? Quand on peut télécharger le film et ses commentaires. S'esquinter la vue (quand bien même on peut avoir deux paires de lunettes au prix d'une seule) sur les pages jaunies de Notre Dame de Paris, alors qu'on peut manger des corn-flakes en nous offrant les figurines en plastic de Quasimodo et d'Esmeralda, sans mention aucune de Victor Hugo ? Vitamines comprises : comment se soucier d'une pensée unique, voire de sa santé mentale ?

Soyez donc raisonnables, Messieurs les Professeurs! Pourquoi abattre des arbres pour imprimer ces petites choses grises que l'on nomme recueils ? Quant à vous, Mesdames les Libraires, rassurez-vous : vous allez survivre, jusqu'à votre retraite très anticipée, grâce à vos charmants livres de cuisine, de voyage et quelques bandes dessinées. Avant que les tablettes électroniques n'effacent toute cellulose restante ou presque.

Soyons réalistes, la muse est morte : paix à ses cendres !

Un gavroche cependant m'a fait remarquer, l'autre jour, que le nombre actuel de lecteurs en poésie était supérieur à celui des lettrés chez les Anciens, au Moyen-Age ou même au XIXe siècle. Que les éditions originales de grands écrivains étaient tirées à quelques centaines d'exemplaires et que Ramuz vendait ses livres au gré à gré dans la rue. Gavroche-Satan sans doute, dépavant son Quartier latin ! On ne peut être poète, selon Démocrite, sans un grain de folie. Derrière le soixant-huitard, horreur, un graffiti de sa main : métro, boulot, dodo. Antinomie de sa rage d'idées. Mais n'avons-nous déjà lu, sous la plume de Démosthène, que la race des poètes possède la liberté ? Grain qui nourrit et fait survivre.

Une âme erre. La sienne. Je l'ai bien connu, alors qu'il était devenu vieux sage et presque centenaire. Il s'appelait Pierre Béarn.


Wenn ich an das Übermaß an Arbeit denke, das unseren Jugendlichen in Form von Ipods, Ipads, E-mails, mit FaceBook und Twitter auferlegt wird, frage ich mich doch, warum einige Lehrer aus dem vorigen Jahrhundert von ihnen verlangen, so merkwürdige Dinge aus dem Wald zu lesen, die man Bücher nennt. Erbarmen mit unseren Wäldern, Erbarmen mit unseren Jugendlichen!

Kurioserweise überlebt der dem Untergang geweihte Reim innerhalb mancher Slams. Sollte man seine Leiden nicht durch kurzentschlossene Euthanasie abkürzen? Es stimmt, dass ihre Klopfgeräusche oft unverständlich sind, weil sie von einer Rhythmusbox mit Dezibels geflutet werden. Glücklicherweise, übrigens. Man läuft nicht Gefahr, etwas davon zu verstehen, was für die Kranzgefäße nicht gut wäre, wie mein Arzt mir anvertraut hat.

Ist Poesie nicht außerdem reine Zeitverschwendung in dieser göttlichen Epoche, wo Zeit Geld ist? Sprache der Götter, hat man gesagt, aber die Götter sind tot, nicht wahr? Keinerlei Nutzen, null Profit, vertraute mir der an den Kurven seiner Grafiken klebende Trader an. Poesie verkauft sich nicht; die verschenkt man: letzter Hohn für die Welt aus Kommerz. Seien wir ehrlich, murmelte er, in einigen Ländern Deutschlands haben herausragende Politiker ein Projekt entwickelt, das alle die veralteten Gebiete wie die Kunst, die Literatur, die Sprachen, Geschichte auf den Index setzt.

Ist das Wort nicht fast ein Schimpfwort geworden? Das ist doch nur Poesie! Reine Poesie! Dieser Politiker ist ein großer Dichter! Anstelle einer Impfung gegen diese Sippschaft, legt man das -ing nahe: Marketing, Consulting, Packaging. Und da wir französisch sprechen, übernehmen wir doch gleich das Englische, klar und hart, und als Wahlfach einige Stunden Chinesisch...

Sein Abitur machen, ohne je ein Buch wirklich gelesen zu haben? Aber ja, lieber Herr, das geht. So wahr ist, dass Freund Internet Ihnen neuerdings Zusammenfassungen, Textanalysen, Zitate, alles leicht verdaulich, liefert und dazu die Ikonographie des Autors und andere Leckerli. Eine bestimmte Pädagogik beruht gegenwärtig mehr auf den Mitteln der Recherche als auf Kenntnis. Kein Schluchzen der herbstlichen Geigen mehr, bitte! Trocknen Sie Ihre Tränen, Madame, räumen Sie ihren Kneifer weg: Es reicht, wenn Sie tippen können, da oben rechts, in das wunderbare Kästchen. Ein kleiner Klick, und Bill Gates macht den Rest.

Verse stricken macht keinen Sinn mehr, sagte mir der Global-Alleswisser-Wissenschaftler, wo doch die die Textilien des Wirklichen beinahe ausnahmslos und containerweise aus dem Orient kommen. Werden die Nanotechnologien uns retten? Jedenfalls nicht die Nanogesellschaften mit grauhaarigen Leuten. Ora pro nobis! Noch nicht einmal die Prosa ist noch aktuell, fuhr er fort. Sich beim Lesen der Elenden verrenken? Wo man doch den Film herunterladen kann, samt Kommentaren. Sich die Augen verderben (sogar wenn man zwei Brillen zum Preis einer bekommen kann) mit den vergilbten Seiten des Glöckners von Notre Dame, während man Cornflakes essen kann mit Plastikfigurinen von Quasimodo und Esmeralda in der Packung, ohne dass Victor Hugo erwähnt wird? Vitamine sind auch drin: Warum sollte man sich um ein einzigartiges Denken kümmern oder um seine geistige Gesundheit?

Seien Sie vernünftig, meine Herren Lehrer! Warum Bäume fällen, um diese kleinen grauen Dinger zu drucken, die man Anthologien nennt? Und was Sie betrifft, meine Damen Buchhändlerinnen, beruhigen Sie sich: Sie werden bis zu ihrer sehr vorzeitigen Verrentung überleben, dank Ihrer hübschen Kochbücher, Reiseführer und ein paar Comics. Bevor die Tablet-Computer den letzten Rest an Zellulose wegwischen, beinahe.

Seien wir realistisch: Die Muse ist tot, Friede ihrer Asche!

Ein Straßenjunge hat mir jedoch anderntags bedeutet, dass die Anzahl der Leser von Dichtung höher ist als die der Schriftkundigen in der Antike, im Mittelalter oder sogar im 19. Jahrhundert. Dass die Erstausgaben der großen Schriftsteller einige hundert Exemplare hatten und dass Ramuz seine Bücher wohl oder übel auf der Straße verkaufte.  Der Satansjunge, der die Pflastersteine im Quartier latin ausbuddelte! Hinter dem Achtundsechziger, o Schreck, ein Graffiti von seiner Hand: Metro, Maloche, Matratze. Widerspruch zu seiner Ideenfülle. Aber haben wir nicht schon von der Feder des Demostenes gelesen, dass die Rasse der Dichter Freiheit besitzt? Ein Keim, der nährt und überleben hilft.

Eine Seele irrt umher. Seine. Ich kannte ihn gut, als er schon alt und weise geworden war, fast hundertjährig. Er hieß Pierre Béarn.


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Denis Émorine

Nouveaux poèmes


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Denis Émorine vient de publier deux nouveaux volumes de poèmes :
« Dans le temps divisé », Le Nouvel Athanor 2008
et
« Lettres à Saïda », Éditions du Cygne 2008.

Le prix des mots

«Dans les impasses du monde» : des poèmes en prose. Et ils sont comiques. Ah oui !, criez-vous, ça me fait rire aux éclats, cette histoire de la princesse qui se métamorphose en grenouille, ah ! ah ! Et ce truc dont il se débarasse pour faire la cour à son égérie, ce truc qui revient déguisé en jeune femme - chassez le naturel, va ! C'est d'un comique !

Rien n'est moins sûr. Et même si vous pensez retrouver de vieilles connaissances, méfiez-vous.

Tout d'abord, on ne sait pas qui dit «je» dans ces fabliaux. En pleine nuit, quelqu'un se promène dans son jardin et est observé de la fenêtre de la chambre par un autre homme. Point, à la ligne : en pleine nuit, quelqu'un observe de la fenêtre de sa chambre un homme qui se promène dans son jardin en pleine nuit.

Jeu de miroir, dédoublement des personnages qui perdent les contours du moi et du non-moi :

Au moment où je suis entré dans la chambre 256, le vieil homme m'a fixé sans me voir, immobile dans son fauteuil roulant. [...] Au moment où l'homme est entré dans la chambre 256, je l'ai fixé sans le voir, immobile dans mon faureuil roulant. (59-60)

Dans une de ces histoires, le moi, suivi toujours par un homme vêtu de gris, se transforme finalement en son propre sosie et se met à se poursuivre lui-même, acte «qui n'a rien d'hostile». Observé et observateur à la fois, écrivain-lecteur qui se fond dans la page blanche, l'auteur joue ce jeu lui-même ; il dédie un de ses poèmes du volume à un certain «Siden Enirome», le poème de la page suivante à «Denis Emorine». En effet, l'acte d'écrire est ce dédoublement qui dissout le moi. Le médecin lui donne le conseil bienveillant de vivre comme tout le monde :

Si vous viviez normalement, vous n'auriez pas besoin d'écrire. Cette espèce de dédoublement n'a pas d'autre cause. (48)

Et en effet, «il y a quelques jours, j'ai perdu mon nom» (54), et le psychologue sait bien que «l'homme est double, finalement» (55), ce qui est vérifié à l'instant, car le pauvre homme, précipité dans l'escalier,

gisait là, son corps littéralement cassé en deux, formant deux moitiés rigoureusement symétriques de la tête aux pieds ; je n'en revenais pas. Les deux moitiés se sont relevées tant bien que mal, chacune essayait vainement à s'ajuster à l'autre. (55)

Platon, dans le Banquet, n'a pas décrit autrement la pénible condition humaine. Rien d'étonnant alors que le narrateur constate cette fracture dans son propre corps :

Comme je passais machinalement une main fébrile le long de ma colonne vertébrale, il m'a semblé sentir une mince fissure dans laquelle j'ai glissé un doigt, puis deux, puis la main entière.
De sinistres craquements au niveau de mon épine dorsale ne présageaient rien de bon... (56)


Perte de personnalité dans le sens d'une disparition du moi face à une réalité extérieure, c'est aussi le détachement de la vie :

Un beau jour, la vie m'a quitté sans crier gare, sens même un geste d'abandon. [...] Je ne peux pas lui en vouloir : elle avait de plus en plus mal à supporter un compagnon comme moi, toujours absent ou morose. (51)

Mais ce n'est pas seulement le moi qui est victime d'un tel abandon. Le monde extérieur se dissout également dans un torrent de négations (un procédé cher à Mallarmé) : «Il n'est plus temps» (21), «Soudain, tu n'es plus» (27), «je ne sais plus» (35), «Je n'entends plus ton pas sur le chemin» (37), «Nul ne savait d'où ils venaient» (20), «L'oubli était leur unique certitude» (20).

Qu'est-ce qui reste ? Eh bien, des mots. Ils sont précieux. Ces mots se mettent à la place des choses, car ils sont les vestiges de ce qu'on a perdu :

Ses mots ne se poseront plus sur toi. (13)
Je te conjugue au passé. (14)
Je murmure toujours les mêmes mots / et ton nom parfois. (42)
Je ne chercherai plus la saveur des mots au petit matin. (16)


Ne désignant plus rien en dehors d'eux-mêmes, ne serait-ce que des souvenirs effacés, l'écho lointain d'un passé dont on s'est débarrassé à contrecoeur parfois, les mots se chosifient et deviennent une réalité indépendante du monde, tout en restant des acteurs autonomes :

Tellement de mots s'emparent de nous. (22)

Et s'il y en a tant, on peut, il faut, par un acte de cruauté sadique, faire place nette, table rase :

J'ai décidé de bannir tous les mots inutiles du vocabulaire. Inutile à mes yeux, s'entend. Tel un monarque absolu, je les ai tous convoqués dans mon bureau. [...] Je ne savais plus où donner de la tête devant ces regards affolés qui évitaient surtout de croiser le mien. Et moi je jubilais, faisant durer le plaisir... J'attendais. (53)

Heureusement, l'auteur s'est avisé ! Sinon, on n'aurait plus rien, sauf la page «que la blancheur défend». Ainsi, nous avons le plaisir de lire une écriture fraîche, personnelle et moderne qui, néanmoins, n'oublie pas la grande tradition de la poésie européenne.




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Die doppelte Illusion des Restif de la Bretonne


Text eines nicht gehaltenen Vor- trags  (Herbst 2012). Die Anmer-kungen sind weggelassen.

«Die doppelte Illusion des Restif de la Bretonne» ist keine besonders verständliche Überschrift, und in der Tat bedarf sie einiger erklärender Worte. Ich meine eine Täuschung, der Restif selber aufsaß und die er gleichzeitig seinen Lesern weitergab, die sie wiederum gerne aufnahmen, weil sie ihr selber anhingen. Es geht also mehr um den Zeitgeist und die ihm zugrunde liegenden Verhältnisse als um Restif. Das scheint eine komplizierte Angelegenheit zu werden ; und ich hoffe, dass wir sie zusammen so auseinandernehmen, dass sie auch im Sinne heutiger Erfahrungen und Einstellungen verständlich wird.

 

Wilhelm von Humboldt schreibt in einem Brief an Goethe : «Restifs Coeur humain dévoilé hat auch auf mich einen außerordentlichen Eindruck gemacht: Ich zweifle, ob es sonst noch irgendwo ein Buch geben mag, in dem so vieles, so wahres und so individuelles Leben zu sehen ist.» Auch Schiller und Lavater waren begeisterte Leser dieses Autors. Zu einem ganz anderen Urteil kommt die ehrwürdige Literaturgeschichte von Gustave Lanson, die 1894 zum ersten Male erschien und immer wieder, zum Teil mit Erweiterungen, auch hundert Jahre später noch gedruckt wurde. Lanson schreibt :

 

Restif de la Bretonne délaye les idées du maître [scil. de Rousseau] dans des œuvres aussi vulgaires que nombreuses : il n’appartient presque plus à la littérature, et je ne le nommerais pas sans le réalisme intime et sérieux de quelques parties de Monsieur Nicolas.

 

Restif de la Bretonne verwässert die Ideen des Meisters ‒ gemeint ist Jean-Jacques Rousseau ‒ in ebenso zahlreichen wie vulgären Werken. Er gehört fast gar nicht der Literatur an, und ich würde ihn hier kaum nennen, wenn nicht [seine Autobiographie] Monsieur Nicolas Stellen von intimem und ernsthaftem Realismus enthielte.

 

Lansons absprechendes Urteil wird heute, da Restif die Ehre erhalten hat, in der Pléiade veröffentlicht zu werden, nicht unbedingt geteilt und lässt sich auch aus den bildungsbürgerlichen Vorstellungen des 19. Jahrhunderts verstehen, einer Zeit, der Prüderie ja nicht fremd war. Wir können ihm jedoch durchaus ein paar Stichworte entnehmen, die uns weiterhelfen. Da ist zunächst das Adjektiv «vulgär», mit dem Lanson zweifellos die ausgesprochen pornographischen Werke Restifs gemeint hat, Werke, die Goethe und Schiller vermutlich nicht gelesen haben, obwohl Goethe bei seiner Lektüreauswahl nicht zimperlich war: Ausweislich des Ausleih-Journals hat er aus der Weimarer Bibliothek 1798 Sades Justine für vier Wochen ausgeborgt; ob er sie gelesen hat, ist nicht bekannt. Den pornographischen Schriften verdankt Restif wohl auch seinen Spitznamen als «Rousseau des ruisseaux» (‘Rousseau der Gosse’). Ich habe einmal ein paar Kapitelüberschriften aus der Anti-Justine von 1764 zusammengestellt, die davon einen Eindruck geben:

 

De l’enfant qui bande

De l’épouse qui se fait enculer

Du conin au poil follet

De l’infâme mari

Du pucelage destiné aux gros vits, pris par un petit

Du plus délicieux des incestes

Du con et du cul vendus

Du fouteur à la Justine

Du pucelage du cul, le père enconneur

Ah ! Comme elle était foutue !

Du commencement des grandes fouteries

 

auszugsweise :

 

Über den köstlichsten der Inzeste

Über die Gattin, die sich in den Hintern ficken lässt

Über den jungfräulichen Hintern, vom Vater gefickt

 

und so weiter. Ich übersetze nicht alles. Bei einer solchen Liste wird man Lanson nicht ganz unrecht geben wollen, umso mehr, als es sich bei diesen Kapiteln um sehr kurze, zwei bis vier Seiten lange Texte handelt, in denen außer den sexuellen Vorgängen selbst kaum etwas anderes geschildert wird, vor allem sehr wenig von der Psychologie der Akteure. Restif hatte mit seiner Anti-Justine einen Gegenentwurf zu der Justine des Marquis de Sade liefern wollen, ein Buch, in dem es nicht um den sadistischen Genuss am Leiden einer anderen Person geht, sondern um die sexuelle Befriedigung der jeweiligen Partner. Das ist ihm zweifellos misslungen, schon deshalb, weil die Personen seines Romans keinerlei Wirklichkeit haben, ganz im Gegensatz zu den «malheurs de la vertu», die de Sade aus der Perspektive des Opfers erzählt. Es handelt sich bei der Anti-Justine tatsächlich nur um einen Katalog von sexuellen Akten, die sich verselbständigt haben. Das zu lesen ist so freudlos wie Restifs eigene «expérience matrimoniale désastreuse avec Agnès Lebègue». Die Häufigkeit, mit der Sex mit Töchtern in diesem Werk beschrieben wird, hat ihren Grund in dem Verhältnis, das Restif mit seiner ebenfalls unglücklich veheirateten Tochte Agnès hatte. Auch seine zweite Tochter, Marion, soll er bedrängt haben. Neben der Darstellung inzestuöser Verhältnisse (Mutter versus Sohn, Vater versus Tochter) hat die teilweise brutale Sexualität des Restif wenig Reizvolles zu bieten, es sei denn eine Spezialität, die sich einiger Bekanntheit erfreut und sogar den Fachbegriff des «Retifismus» erworben hat : die des Fuß- oder Schuhfetischismus, gefeiert in dem Roman Le Pied de Fanchette und von einem jüngeren Biographen, Daniel Baruch, auf eine Prägung in früher Jugend zurückgeführt. Ich kommentiere das nicht weiter, auch nicht aus psychoanalytischer Sicht.

 

Warum schreibt einer so etwas? Um eine Antwort zu finden, muss man nicht nur auf die literarische Produktion der zweiten Hälfte des 18. Jahrhunderts blicken, in der es freilich von pornographischen Romanen nur so wimmelt, sondern auch auf die ökonomischen Verhältnisse ihrer Autoren. Restif ist der Prototyp des modernen Schriftstellers, der im Unterschied zu seinen Vorgängern nicht mehr von einem adligen Herrn subventioniert wird, sondern als «freier Schriftsteller» sein Brot verdienen muss. Für noch unbekannte Autoren bedeutet das, dass sie nicht nur vom Verkauf ihrer Werke leben müssen ‒ nahezu ein Ding der Unmöglichkeit ‒ sondern auch noch den Druck ihrer Schriften vorfinanzieren müssen, Papiereinkauf, Setz- und Buchbindekosten, wobei Restif als ausgebildeter Drucker noch Vorteile hatte. Seine handwerkliche Vorbildung dürfte der Grund sein, warum Restif einer der wenigen Autoren war, die sich einigermaßen über Wasser halten konnten. Nach Darnton lebten in Paris hunderte von Schriftstellern im Elend; sie waren weder von Mäzenen unterstützt noch gehörten sie der Académie an, noch erhielten sie Staatspensionen. Es versteht sich also, dass man, und Restif macht da keine Ausnahme, die Literatur produziert, die gekauft wird, was den anschwellenden Strom schlüpfriger Werke verständlich macht. Sex and crime waren auch im 18. Jahrhundert gängige Ware, und Restif hat den Bedarf erkannt. Als zusätzliches Risiko stellt sich weniger die Vorzensur dar ‒ man konnte sie durchaus umgehen, die Zensurbeamten bestechen oder diese Literatur «sous le manteau» verkaufen ‒ als vielmehr der unberechtigte Nachdruck eines erfolgreichen Werks. Das erklärt, warum immer mehr Illustrationen in den Werken auftauchen : Die Bilder waren Schutz vor Nachdrucken, denn sie zu reproduzieren (also nachzeichnen zu lassen) hätte die Kosten für den Nachdrucker so erhöht, dass er kein Geschäft mehr mit dem Buch machen konnte. Was nicht hindert, dass die Illustrationen durchaus auch noch eine künstlerische Funktion haben können.

 

Wie nahezu alle Schriftsteller des Jahrhunderts litt auch Restif unter dem unberechtigten Nachdruck seiner Werke, und er hat das, wie man sieht, entsprechend kommentiert :

 

Il existe, depuis quelque-temps, dans la Littérature, ét dans la Littérature seule, un abus, un vol, un brigandage, une violation de la propriété la plûs-importante ét la plûs-sacrée : c’est la contrefaçon.

 

Es existiert seit einiger Zeit in der Literatur und nur in der Literatur ein Missbrauch, ein Diebstahl, ein Raub, eine Schändung des wichtigsten und des heiligsten Eigentums, eine Infamie, ein Sakrileg : Das ist der Nachdruck. [...]

 

Der Begriff der propriété la plus sacrée wird später auch, im Jahre 1791 in der Begründung des geistigen Eigentums durch die Convention auftauchen. Da wir uns zur Zeit bei der Umstellung von papierenen auf elektronische Bücher befinden, was das Kopieren von Werken erheblich vereinfachen wird, dürfte das auch in naher Zukunft wieder ein Thema werden. Die Doppelnatur des Buches als Träger von Ideen und als Ware ist jedenfalls schon im 18. Jahrhundert eine heiß diskutierte Angelegenheit.

 

Die beste Beschreibung dieser ökonomischen und gleichzeitig kulturellen Umwälzung stammt von Kant ; und wenn er den Begriff des Tauschwerts schon hätte benützen wollen, so hätte er ihn hier in Gegensatz zum „inneren Wert“ der Ware Buch verwendet :

 

Die Büchermacherei ist kein unbedeutender Erwerbszweig in einem der Cultur nach schon weit fortgeschrittenen gemeinen Wesen: wo die Leserei zum beinahe unentbehrlichen Bedürfniß geworden ist. – Dieser Theil der Industrie in einem Lande aber gewinnt dadurch ungemein: wenn jene fabrikmäßig betrieben wird; welches aber nicht anders als durch einen den Geschmack des Publicums und die Geschicklichkeit jedes dabei anzustellenden Fabrikanten zu beurtheilen und zu bezahlen vermögenden Verleger geschehen kann. – Dieser bedarf aber zur Belebung seiner Verlagshandlung eben nicht den inneren Gehalt und Werth der von ihm verlegten Waare in Betrachtung zu ziehen: wohl aber den Markt, worauf, und die Liebhaberei des Tages, wozu die allenfalls ephemerischen Producte der Buchdruckerpresse in lebhaften Umlauf gebracht und, wenn gleich nicht dauerhaften, doch geschwinden Abgang finden können.

 

Restif, der häufig sein eigener Verleger war, hat in «Monsieur Nicolas» sein Leben und seine literarische Produktion selbst beurteilt :

 

J’ai été berger, vigneron, jardinier, apprenti-moine, artisan dans une ville, marié, cocu, libertin, sage, sot, spirituel, ignorant et philosophe ; enfin je suis auteur. J’ai fait de nombreux ouvrages, la plupart fort mauvais, mais je l’ai senti : j’ai eu le bon sens d’en être honteux, et de pouvoir me dire à moi-même que je ne les avais publiés que par la nécessicité de nourrir mes enfants et ceux de ma femme ; car enfin, on a beau être ce que je suis, les enfants ne se sont pas faits eux-mêmes, et il faut que quelqu’un les nourrisse.

 

Ich war Schäfer, Winzer, Gärtner, habe das Mönchsleben ausprobiert, war Handwerker in der Stadt, verheiratet, gehörnter Ehemann, lasterhaft, weise, Trottel, geistreich, unwissend und Philosoph ; am Ende bin ich Schriftstelle. Ich habe zahlreiche Werke verfasst, meistens ziemlich schlechte, aber ich habe es gemerkt ; ich hatte den Verstand, mich ihrer zu schämen und mir zu sagen, dass ich sie nur veröffentlicht habe, weil ich meine Kinder und die meiner Frau enähren musste, denn schließlich ist man vergeblich, was ich bin, die Kinder haben sich nicht selber gemacht, jemand muss sie ernähren.

 

Das dürfte eine ausreichende Erklärung für die 50.000 Seiten sein, die Restif publiziert hat. Es reichte zum Überleben; in der Stadt gab es genügend andere Berufe, die das nicht garantierten und manche junge Frau zum Verkauf ihres Körpers zwangen. Mit Blick auf die gegenwärtige wirtschaftliche Lage einer großen Zahl von jungen Leuten in Europa und den USA wird man dieses Urteil eines Angehörigen des Prekariats im 18. Jahrhundert nur zu verständlich finden.

 

Dass unter den vielen Büchern Restifs viele ausgesprochen pornographische sind und auch die anderen nicht mit entsprechenden Einzelheiten sparen, hat also etwas mit der Nachfrage zu tun. Für die kleine Stadt Troyes hat Robert Darnton anhand der Bestellungen bei einem Verleger aus dem schweizerischen Neuchâtel die Bücherwünsche der Kunden nach Kategorien aufgelistet. Daraus ergibt sich, dass die littérature libertine einen erheblichen Teil der abgenommen Ware darstellte. Darnton hat für sein Beispiel aus einer Provinzstadt 21 Prozent an Bestellungen ermittelt, die pornographischer Literatur galten; aber auch der Teil, der unter «chronique scandaleuse» firmiert, dürfte einschlägiges Material enthalten, wie etwa Berichte über die lesbischen Neigungen der Madame du Barry. Die Nachfrage war erheblich.

 

Ich erwähne noch kurz einen Titel aus der umfangreichen Produktion Restifs, der das Wort «pornographe» enthält. Allerdings ist das kuriose Werkchen keine Reflexion über die Pornographie, sondern ein ernst gemeinter Vorschlag der Organisation von Bordellen, in dem ausführlich Arbeitsverhältnisse, Angestellten- und Unternehmerpflichten, rechtliche Aspekte und Entlohnung abgehandelt werden. Das erinnert an Passagen aus de Sades Werken, in denen die sadistischen Quäler das Bedürfnis haben, sich zu rechtfertigen und aus ihren Handlungen ein konsistentes System zu machen, das zwar unmoralisch, jedenfalls aber geordnet und überschaubar ist. Dialektik der Aufklärung. Es ist ja immer empfehlenswert, darüber nachzudenken, wozu die Rationalität auch imstande ist.

 

Es lohnt sich darum, ein wenig bei diesem Elaborat in Briefform zu verweilen. Wie alle Publikationen des Ancien Régime bedarf auch diese einer Genehmigung durch die Zensurbehörde. Um sie zu erhalten, zählt der Autor zunächst natürlich alles auf, was gegen die Prostitution spricht, und an erster Stelle das hygienische Argument, dass der Staat gegen die Verbreitung der petite vérole einschreiten müsse. Diese Geschlechtskrankheit hatte ja in der Tat viele Opfer, unter anderem den König selbst, der ihr fünf Jahre nach der Publikation (1769) erliegen sollte. Und so liest man gleich zu Beginn: «Eine Ordnung für die Prostituierten, die sie gegen die Öffentlichkeit abschließt, ohne sie zu abzuschaffen, [...] hätte nach meiner Meinung die unfehlbare Wirkung, das Virus auszurotten» (p.15). Das dürfte der behördlichen Intention auch späterer Jahrhunderte entsprechen. Bei Stefan Zweig kann man das gut nachlesen. Eine wesentlich originellere Begründung für die Reglementierung findet sich im sechsten Brief:

 

On observera : 1, D’empêcher les filles autant qu’il sera possible de prendre des précautions contre la grossesse. [...]

5. On fera un premier choix à huit ans de tous les garçons. On destinera ceux qui seront bien faits à former un corps de troupe que l’on exercera dès l’enfance ...

 

Die folgendeln Regeln sind zu befolgen:

1. Man wird die Mädchen nach Möglichkeit daran hindern, Maßnahmen gegen eine Schwangerschaft zu ergreifen. [...]

5. Unter den [dort geborenen] Jungen wird eine erste Auswahl im Alter von acht Jahren getroffen. Die gesund Aufgewachsenen wird man dazu bestimmen, später einer Truppe anzugehören und sie von Kindheit an dafür ausbilden ...

 

Man kann nicht leugnen, dass eine solche Herstellung von Milizionären und Soldaten für einen Staat, der ständig Kriege führt, äußerst reizvoll ist. Auch hier erweisen sich spätere Realisationen der Idee, etwa bei den Nationalsozialisten (im SS-Verein «Lebensborn») als wenig innovativ, wenngleich Restif natürlich keinerlei rassistische oder nationalistische Absichten mit seinem Vorschlag verfolgte – aus dem einfachen Grund, dass beide Motive zu seiner Zeit noch unterentwickelt waren. Die nation ist ein Kind der Revolution, der Rassismus der Nazis stammt aus dem 19. Jahrhundert. Man sollte die Parallele also nicht zu sehr strapazieren. Hingegen wird man sich einen Augenblick lang mit der Idee zu beschäftigen haben, dass nicht nur «el sueño de la razón produce monstruos», sondern auch deren technokratischer Gebrauch, was wiederum nicht dazu führen muss, dass man nun die hässliche Kehrseite der Aufklärung verabsolutiert. Es gibt sie, voilà tout. Man muss deswegen nicht die Aufklärung denunzieren.

 

Was Restif plant, ist sozusagen die Verstaatlichung der Prostitution ; und so verfehlt er nicht, ein wenig später nachzuweisen, dass dieses Unternehmen trotz großzügiger Regelungen für die Insassen der Anstalten für den Betreiber derselben auch noch einen ordentlichen Gewinn von fast 3 Millionen Livres pro Jahr abwirft, wie wir der Gegenüberstellung von Einnahmen und Ausgaben entnehmen können.

 

Darüber hinaus birgt die Herstellung von Soldaten, die ja eigentlich ein Nebenprodukt ist, noch einen weiteren Vorteil, den der Staat sich nicht entgehen lassen sollte. Wir lesen dies auf Seite 95 des Werks :

 

L’avantage qui en résulterait pour l’État serait immense : ce seraient plusieurs milliers d’hommes qui resteraient à la culture des terres. Car la plupart de ceux qui l’ont une fois quittée, n’y retournent plus, après leur temps expiré. Ils deviennent fainéants, vagabonds, ou tout au moins fort débauchés.

 

Der Vorteil, der hieraus für den Staat entstünde, wäre ungeheuer : Es wären mehrere tausend Männer, die der Bearbeitung der Erde erhalten blieben. Denn die Mehrzahl derjenigen, die sie verlassen haben, kehrt nach Ableistung des Dienstes nicht mehr zu dieser Arbeit zurück. Sie werden Nichtsnutze, Vagabunden oder wenigstens sehr lasterhaft.

 

Die Vermutung liegt nahe, dass der Schreiber dieser Zeilen in der Landwirtschaft die eigentlich nützliche Tätigkeit des Menschen erblickt. Sie wird bestärkt, wenn wir wenige Zeilen später lesen :

 

Si c’en était ici le lieu, je dirais que nous autres, financiers, mettons dans nos parcs des campagnes entières... mais je me tais. J’ajoute seulement que l’hiver prochain je détruis mon parterre de ***, mes grandes allées sablées, et que je rendrai près d’une lieue de terrain coûteusement stérile à l’agriculture.

 

Wenn hier der Ort dafür wäre, würde ich behaupten, dass wir, die Finanzleute, unsere Parks durch ganze Ländereien ersetzen sollten ... aber ich schweige darüber. Ich sage nur, dass ich im nächsten Winter meine Gärten, meine großen, sandbestreuten Alleen zerstören und fast eine Quadratmeile teuren und nutzlosen Landes der Landwirtschaft zurückgeben werde.

 

Damit gibt sich Restif als Anhänger einer Wirtschaftstheorie zu erkennen, die im Gefolge Rouseaus die Landwirtschaft als einzige Produktionskraft identifiziert hat. Es sind die Physiokraten. Mit dem Finanzminister Turgot haben sie in der Tat eine Zeitlang Einfluss auf die französische Wirtschaftspoltik ausgeübt.

 

An dieser Stelle ist vielleicht ein kurzer Exkurs angebracht. 1781 publizierte Restif einen utopischen Roman: La découverte australe. Der Held, Victorin, verliebt sich in Christine, die Tochter seines Territorialherrns, was natürlich eine unmögliche Liebe ist. Um sie trotzdem heiraten zu können, erfindet Victorin einen Flugapparat ‒ Bürger und Bauern sind dem Adel technisch überlegen ‒ entführt Christine auf einen Berg, den man nur durch die Lüfte aufsuchen kann, gründet dort mit weiteren, sorgfältig ausgesuchten Menschen eine Gesellschaft des vollkommenen Glücks, in der natürlich die Flieger die neue Aristokratie bilden. Nach zwanzig Jahren verlässt Victorin seinen Berg auf der Suche nach den Îles australes, die kolonisiert und zu einem Reich der Glückseligkeit werden sollen. Dort leben hybride Zwitterwesen wie Hunde-Menschen, Bären-Menschen oder Schweine-Menschen, die erzogen werden müssen und durch Kreuzung mit anderen ihren animalischen Charakter verlieren sollen, auf Normalmaß gebracht werden. Menschenzüchtung auch hier, zum Zweck der allgemeinen Beglückung.

 

Wie man sich diese vorstellen kann, geht aus den Statuten der Kommune von Oudun hervor, die im letzten Brief des Paysan perverti in voller Länge ausgebreitet werden. Die Vorschriften betreffen alle Lebensbereiche dieser bäuerlichen Gemeinschaft: Güterteilung, Malzeiten, gemeinsame Vergnügungen, Verteilung der Arbeit und Tageseinteilung, Bestrafung von Vergehen durch das Familiengericht, Religion, Wahl der Ehepartner. Es gibt nichts, was nicht in dieser Gesellschaft absoluter Gleichheit festgelegt und geregelt wäre. Ein kurzer Auszug zum Tagesablauf:

 

Nach Sonnenuntergang im Sommer, um acht Uhr im Winter, isst man zu Abend, danach geht man zur Kirche, wo der Pastor auf die Kanzel steigt, um ein Kapitel aus der Bibel, eines aus dem Neuen Testament, eine Lektion des Katechismus vorzulesen sowie das Vaterunser, was als Abendgebet fungiert. Jeder geht dann nach Haus, Anstand und Ruhe sind vorgeschrieben, und wenn einer eine halbe Stunde nach dem Glockenläuten, das den Tag beschließt, von den Adjutanten der amtierenden Gemeindevorsteher (welche still die Runde machen sollen) noch auf der Straße angetroffen wird, so wird er am nächsten Tag von einem Rat der Polizei bestraft, einem Rat, der aus den sechs ältesten Familienvätern besteht.

 

Es ist eine Utopie, die sich an der bäuerlichen und familialen Vergangenheit orientiert und zugleich die perfekte, technokratische Regulierung des Lebens intendiert. Vergleiche mit „Blut und Boden“, den Landkommunen des Mao Tse Tung oder den Arbeitslagern im Kambodscha des Pol Pot drängen sich auf, wären aber wohl stark vereinfacht. Wir kehren zurück zu dem, was Restif als politische Vorstellungen vorlag.

 

Für die Physiokraten gibt es nur eine «produktive Klasse», nämlich die Landwirtschaft. Nur sie ist, modern gesprochen, der Wertschöpfung fähig, denn sie bringt etwas hervor, das vorher nicht existierte. Handwerk und Manufaktur gegegen sind eine «sterile Klasse», sie wandelt nur um, Getreide zum Beispiel in Brot. Die dritte Klasse schließlich ist die der Landbesitzer, die den Boden zur Verfügung stellen. Zwischen diesen drei Klassen vollzieht sich nun das Wirtschaftsgeschehen als Kreislauf, das meist als Tableau einer Zickzackbewegung der Geldflüsse oder als Dreieck darstellt wird. Die Landleute zahlen Pacht und sonstige Abgaben an die Grundherren, haben diese aber auch als Kunden für ihre Produkte. Sie kaufen Geräte oder Dienstleistungen bei Handwerkern und Manufakturen, verkaufen ihnen aber auch ihr Getreide und Fleisch. Das Gewerbe zahlt Steuern und Zölle, verkauft jedoch seine Erzeugnisse an die beiden anderen ökonomischen Agenten. Das Wirtschaftsgeschehen vollzieht sich so von selber – in prästabilierter Harmonie sozusagen – und bedarf keiner Eingriffe von außen, durch den Staat ; daher die Devise «Laissez faire, laisser passer», was gut zur Theorie einer radikalen Marktwirtschaft passt, wie sie von Milton Friedman entwickelt wurde und von manchem immer noch vertreten wird ‒ auch da ist immer von «Natur» und «Natürlichkeit» die Rede. Adam Smith hat richtigerweise später auch das übrige Gewerbe in die Wertschöpfungskette mit einbezogen.

 

Wir werden sehen, dass Restif in einem Punkt die systemstabilisierende Theorie Quesnays nicht teilt – da nämlich, wo sie erkennbar fragwürdig ist – und sich ganz auf die Seite Rousseaus schlägt, der die Rolle der «classe des propriétaires» völlig anders bewertet.

 

Die Physiokraten haben nicht eine lange gültige, führende Wirtschaftstheorie hervorgebracht, wohl aber bewusstseinsprägend gewirkt und das Landleben ideologisch aufgewertet, auch für diejenigen, die sich nicht um Philosophie und Staatstheorien kümmern. Für Restif schließlich ist die Landwirtschaft nicht allein der Ort naturgemäßer Produktivität, sondern zugleich der Hort eines naturgemäßen Daseins, das die Verderbnis der modernen städtischen Gesellschaft nicht mitmacht. Diese Meinung hat ihre Wurzel natürlich nicht nur in Rousseau, sondern auch in der eigenen Biographie, allerdings aus einer verklärenden Sicht dargestellt, ähnlich wie Greuze das in der bildenden Kunst tat.

 

Man kann das sehr schnell anschaulich machen, indem man ein Bild Greuzes neben einen Text aus «La vie de mon père» stellt. Die «Accordée du village» von 1761 zeigt, wie der ehrwürdige Vater dem jungen Bewerber die Hand seiner Tochter gewährt, und schildert die unterschiedlichen Emotionen der Anwesenden in einer sehr theatralischen Szene. Bei Restif geht es ähnlich pathetisch zu :

 

«Je vous ai mandé pour vous marier, mon fils. Au lieu des coquettes perfides et corrompues des villes, je vous donne une fille vertueuse qui ne chérira que son mari : vous auriez peut-être eu plus de goût pour une jolie porteuse de fontanges ; mais je vous défends d’y songer, et ne veux pas recevoir de votre part la moindre objection ; ou ma malédiction est toute prête.

[...]

‒ Mon père, je serais bien malheureux et bien indigne d’être moi-même père un jour, si j’apportais de la résistance dans une occasion comme celle-ci. [...] Je vous obéirai.»

 

«Ich habe Euch gerufen, mein Sohn, um Euch zu verehelichen. Anstelle der koketten, perfiden und verderbten Mädchen der Städte gebe ich Euch ein tugendhaftes Mädchen, das nur seinen Gatten lieben wird. Ihr hättet vielleicht mehr Geschmack an einer hübschen Haarpracht mit Schleifchen gefunden, jedoch ich verbiete Euch an so etwas zu denken, und akzeptiere von Eurer Seite nicht den geringsten Einwand, oder mein Fluch wird Euch treffen. [...]

‒ Mein Vater, ich wäre ein Unglücklicher und unwürdig, einmal selber Vater zu sein, wenn ich mich Euch bei einer solchen Angelegenheit widersetzte. [...] Ich werde gehorchen.»

 

Ähnlich wie Greuze inszeniert Restif die ländliche Familie als Hort parentaler Autorität, die auf Gehorsam und Respekt trifft. Hier setzt sich eine Naturordnung durch, die den Namen «Tugend» trägt : Sie steht im Gegensatz zur Verderbnis der «Städte» mit ihren modernen Gesellschaftsformen. Die Opposition von Tugend und Sittenverfall ist als Topos der Literatur des 18. Jahrhunderts bekannt, wobei die Tugend sich immer auf den einigermaßen unbestimmten Begriff der «Natur» berufen kann, ob bei Montesquieu, Voltaire, Lessing oder dem jungen Schiller ; die Untugend jedoch an wechselnden gesellschaftlichen Gruppen festgemacht wird, oft an Kirche oder Adel. Bei Restif sind es die «Städte» im allgemeinen, und dabei kann es sich um eine Kleinstadt wie Auxerre handeln oder um die Großstadt Paris.

 

In beiden spielt das erfolgreichste Werk des Autors, der im November 1775 erschienene «Paysan perverti», der gleich im Titel das gesamte Programm dieses Briefromans enthält : die Verkehrung der bäuerlichen Naturordnung durch die Gefährdungen des Stadtlebens. Es wird sich (so versichert uns die Briefform) um eine authentische Geschichte handeln ‒ was insofern stimmt, als wie immer bei Restif der biographischen Anteil sehr groß ist ‒, dazu noch um eine aktuelle «histoire récente», also ein Roman-Muster, das trotz seiner Abhängigkeit von Richardsons «Pamela» in die Zukunft weist. Auch bei Stendhal, Balzac, bei Flaubert oder noch bei Maupassant wird ein junger Mann in die Stadt, nach Paris ziehen, um dort zu siegen oder unterzugehen, meist letzteres. Nicht nur mit vielen dunklen Einzelheiten, über die Restif als zeitweiliger Polizeispitzel gut Bescheid weiß ‒ er hat sie in den «Nuits de Paris» ausgebreitet ‒ sondern vor allem mit diesem Grundkonstrukt des Romans hat Restif den realistischen Roman des 19. Jahrhunderts vorausgeahnt, wobei er allerdings auch Vorgänger hatte, nicht nur den Picaro des 17. Jahrhunderts mit seinem Blick von unten, sondern auch den titelähnlichen «Paysan parvenu» von Marivaux ; nur : Restifs Aufstiegswilliger scheitert kläglich und statuiert somit ein moralisches Exempel.

 

Die Geschichte ist rasch erzählt. Der auf dem Land aufgewachsene, unverdorbene Edmond trifft zum Erlernen der Malerei in Auxerre ein. Die bösen Beispiele, die seines Lehrherrn Paragon, der Manon und ihrer Zofe verführen ihn zu einem lasterhaften Lebenswandel, besonders jedoch der zynische Libertin Cordelier. Auch Ursule, die Schwester Edmonds erliegt den Anfechtungen. Nachdem Edmond die tugendhafte Gattin des Paragon vergewaltigt hat, gerät er nach Paris, wo er seine Schwester aus den Händen eines lastervollen Marquis befreien will. Trotz eines Duells muss er zusehen, wie Ursule mit einem Wasserträger zwangsverheiratet wird ; allerdings schafft sie später den Aufstieg zur Marquise, was ihr jedoch nichts nützt, denn sie wird umgebracht. Edmond, der inzwischen eine Geldheirat gemacht hat, verliert einen Arm und ein Auge, wird wegen Mordes an seiner Frau zu einer Galeerenstrafe verurteilt und stirbt kläglich. Die Eltern versinken in Scham ‒ kurz, der Autor spart nicht an Dramatik, was dem Erfolg des Buchs und seiner Erweiterungen auf schließlich 2000 Seiten sicher nicht geschadet hat. Restif hat, wegen der Rentabilität dieses Titels, später ein zweites Werk «La paysanne pervertie» hinzugefügt, in der er die Geschichte der Ursule ausführlich erzählt – kleine Anmerkung : Diese Technik, Personen aus einem früheren Roman in einem weiteren auftreten zu lassen, ist von Balzac in der «Comédie humaine» zum Gesellschaftspanorama fortentwickelt worden.

 

Was die Dichotomie von Stadt und Land betrifft, so wird man im «Paysan perverti» sogleich fündig. So lesen wir im zweiten Brief des ersten Teils :

 

Outre leurs vices, ces gens-ci ont le défaut de n’estimer qu’eux et ce qui leur ressemble : c’est le moyen de ne se jamais corriger. Pour moi, je suis timide, gauche, comme ils disent ; mes camarades sont effrontés, eux, et on trouve ça bien ici ; on y loue ce qu’on blâme chez nous, et l’on y blâme ce que tout honnête homme a toujours loué...

 

Außer ihren Lastern haben die Leute hier auch den Fehler, nur sich selber und das zu akzeptieren, was ihnen ähnlich ist; das ist das Mittel, sich nie zu bessern. Was mich betrifft, ich bin schüchtern, linkisch, wie sie sagen. Meine Kameraden hingegen sind unverschämt, und man findet das hier in Ordnung. Man lobt, was man bei uns verdammt, und man verdammt, was jeder anständige Mensch («honnête homme») stets gelobt hat...

 

Der Schreiber inszeniert sich als Unschuld vom Lande, als „nativus“ und zugleich als Vertreter einer Moral des honnête homme, den wir hier am besten ohne den Blick auf den höfischen Ursprung des Begriffs, einfach als «anständigen Menschen» verstehen, einen Menschen, der das genaue Gegenteil des Verhaltens der Stadtbevölkerung ist: Die betont Standesunterschiede, ist sinnlich und gefräßig («sensuel et glouton»), isst zuviel Fleisch, kultiviert die Sucht, stets à la mode zu sein, ist unhöflich, besonders gegenüber dem weiblichen Personal:

 

Il semble que ces pauvres (et tous tant que nous sommes de gens de village) soient au-dessous de l’humanité, et qu’il n’y ait pas plus de pudeur à garder avec elles qu’avec les animaux. [...] Quelle différence d’avec chez nous ! Tout le monde y est à la même table : les garçons de travail avec nos frères ; les filles à l’année ou au jour à côté de nos sœurs, et toutes servent sans distinction ; ce sont des aides, non pas des servantes.

 

Es scheint, als wären diese armen Mädchen (wie wir sind sie alle vom Dorfe) unterhalb der Menschheit, und dass man vor ihnen so wenig Scham empfinden muss wie vor Tieren. [...] Welch ein Unterschied zu unserer Welt! Da sitzt jeder am gleichen Tisch ; die Knechte mit unseren Brüdern, die für’s Jahr oder für den Tag angestellten Mädchen neben unseren Schwestern ; alle tun dieselbe Arbeit, es sind Helfer, nicht Dienstboten.

 

Wir überhören nicht das Motiv der égalité, denn schließlich wissen wir von Rousseau, dass die Ungleichheit bei den Menschen im Naturzustand unbekannt war :

 

J’ai cru devoir creuser jusqu’à la racine, et montrer, dans le tableau du véritable état de nature, combien l’inégalité, même naturelle, est loin d’avoir dans cet état autant de réalité et d’influence que le prétendent les écrivains.

 

Ich glaubte bis zur Wurzel vorstoßen und im Bild des wahren Naturzustands zeigen zu müssen, wie weit die Ungleichheit, sogar die natürliche, davon entfernt ist, wirklich und einflussreich zu sein, so wie es manche Schriftsteller behaupten.

 

Der «bon sauvage», den wir seit Montaignes Kannibalen-Essay kennen, hat gerade im 18. Jahrhundert viele Anhänger gefunden. Mit Sicherheit ist Rousseaus Einschätzung ein Irrtum, zu meinen, die im Naturzustand lebenden Menschen hätten, ungeachtet ihrer natürlichen Unterschiede wie Muskelkraft oder Listenreichtum bei der Jagd, in Gleichheit gelebt. Das ist ein Mythos wie der von den ob ihrer freien Sexualität glückseligen Trobriandern Wilhelm Reichs – Aurea prima sata est – aber zweifellos wegen seines kritischen Potentials ein wirkungsmächtiger Mythos. Und Restif setzt ihn in seiner vergoldeten Inszenierung des Landlebens fort.

 

So finden wir in einem Brief Edmonds an seinen Bruder die folgende Lobpreisung bäuerlicher Existenz :

 

Ah ! mon Pierre ! tu vis satisfait, toi, dans les lieux où nous sommes nés ; tu es libre, tu ne te creuses pas la tête ; tes travaux ne te demandent que des bras et du courage.

 

Ach, lieber Pierre! Du lebst in Zufriedenheit dort, wo wir geboren wurden. Du bist frei, du zerbrichst dir nicht den Kopf. Deine Arbeit verlangt nichts als starke Arme und Mut.

 

Die «liberté naturelle» Rousseaus wird auch hier gefeiert. Sie herrscht, solange der Mensch mit seiner Arbeit eins ist und keine weiteren Verpflichtungen hat. Aber Restif ist Realist genug und kennt natürlich die tatsächlichen Verhältnisse. So dämpft er ein paar Seiten weiter schon seinen Panegyrikos :

 

Heureux temps de ma liberté, de mon innocence, où je n’avais encore entendu parler ni de magistrats qui punissent, ni de princes qui dominent, ni de seigneurs sous qui rampent les paysans !

 

Oh glückliche Zeit meiner Freiheit, meiner Unschuld, da ich noch nichts gehört hatte von strafenden Richtern, von herrschenden Fürsten, von Landherren, vor denen die Bauern kriechen!

 

Die Idylle hat Risse, und es bedarf kindlicher Naivität, um das von den Physiokraten gepriesene Herrschaftssystem nicht kritisch zu sehen. Allerdings muss man zugestehen, dass im vorrevolutionären Frankreich, im Unterschied zu England oder Deutschland, nicht wenige der Bauern auch Besitzer des Landes sind, das sie bebauen. Das gibt eine gewisse Sicherheit. Henri Sée hat für die Region Burgund, in der Nähe des Geburtsortes Sacy, ermittelt, dass der Adel 35 % des Landes, die Kirche zwischen 11 und 15 % besaß; der Rest war vererbbarer Eigenbesitz des Landmanns, wobei es sich jedoch vielfach um recht kleine Grundstücke handelte, die in vielen Fällen nicht zum Unterhalt einer großen Familie reichten. Restifs Vater dürfte zu den Bessergestellten zählen: La Bretonne war ein lebensfähiger Betrieb. Allerdings war natürlich der Grundbesitz durch eine Fülle von Steuern und Abgaben belastet, die der Seigneur eintrieb. Die jeweiligen vertraglichen Verhältnisse sind kompliziert. So kann zum Beispiel das Land dem adligen Grundbesitzer gehören, alles was darauf steht, aber dem Landwirt, der den Grund für neun Jahre gepachtet hat ‒ eine Situation, die bei den nächstfolgenden Pachtverhandlungen durchaus unangenehm werden kann. Die passenden Passagen in Rousseaus «Discours sur l’inégalité» sollten wir deshalb ein wenig genauer lesen:

 

[...] tant qu’ils ne s’appliquèrent qu’à des ouvrages qu’un seul pouvoit faire, et qu’à des arts qui n’avoient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent libres, sains, bons et heureux [...]

 

Solange sie [die Menschen] nur Arbeiten verrichteten, die ein einzelner ausführen kann, und sich mit Künsten befassten, die nicht die Hilfe zahlreicher Hände brauchten, solange lebten sie frei, gesund und glücklich.

 

Rousseau macht die Vergrößerung des Ackerlandes, das von einem einzelnen nicht mehr zu bewirtschaften ist, die daraus folgende Arbeitsteilung sowie die Erfindung des seigneurialen Eigentums für den Verlust der ursprünglichen Freiheit verantwortlich. Hier handelt es sich wohl auch um eine Projektion in eine mythische Vergangenheit, denn zumindest außerhalb Frankreichs gab es durchaus Tendenzen der Vergrößerung der nutzbaren Fläche durch Enteignung der Bauern und damit der Entstehung eines ländlichen Proleteriats. Ostelbische Verhältnisse. In Frankreich hingegen gab es bäuerliches Eigentum, wenn auch häufig Flächen unter fünf Hektar; manche stadtnahe Höfe gingen freilich in den Besitz der Bourgeoisie über ‒ die «financiers» aus dem Restif-Zitat ‒, und so gab es neben Adel und Kirche noch eine dritte bedeutende Grundbesitzerklasse. Für Rousseau ist die Entstehung des Großgrundbesitzes zugleich die Ursache für die Entwicklung von Gesetz und Herrschaft:

 

Telle fut ou dut être l’origine de la société et des lois, qui donnèrent de nouvelles entraves au foible et de nouvelles forces au riche, détruisirent sans retour la liberté naturelle, fixèrent un droit irrévocable, et pour le profit de quelques ambitieux, assujettirent désormais tout le genre humain au travail, à la servitude et à la misère.

 

Dies war der Ursprung der Gesellschaft und der Gesetze, oder musste es sein, Gesetze, die dem Schwachen neue Fesseln anlegten und dem Reichen neue Vorteile verschafften, die die natürliche Freiheit unumkehrbar zerstörten, ein unwiderrufliches Recht schufen und zum Nutzen einiger Ehrgeizigen nunmehr das ganze Menschengeschlecht dem Zwang zur Arbeit, der Sklaverei und dem Elend unterwarfen.

 

Aber das Landleben ist ja nicht nur durch den Seigneur bestimmt. Treuer Schüler Rousseaus, ruft sich Restif selbstverständlich auch die Schönheit der Natur ins Gedächtnis. Sie färbt auf die Menschen ab :

 

Ah ! si le bonheur était là, pourquoi donc l’être venu chercher ici !

Oh ! que dans ces campagnes solitaires une jeune fille est jolie ! Et que dans les pensées que j’avais, elle le paraît bien davantage encore ! Sans doute c’est là ce qui rendait si belles les nymphes, dont je lis ici que les Anciens peuplaient les bois et les campagnes, et qu’ils regardaient comme des déesses.

 

Wenn doch das Glück dort war, warum kommen wir her und suchen es hier?

Wie hübsch ein junges Mädchen in der Einsamkeit des Landes ist! Und wieviel schöner noch scheint sie in meinen Gedanken! Zweifellos war an diesem Ort das, was die Nymphen so schön machte, von denen ich lese, dass die Alten mit ihnen Wälder und Felder bevölkerten und sie als Göttinnen ansahen.

 

In der Imagination der Rückschau wird das etwas öde Sacy, der Geburtsort, den Nerval in seinen Illuminés III völlig richtig als aus einer einzigen Straße bestehend geschildert hat, zum locus amoenus und ein Landmädchen zur Nymphe. Verklärende Sicht der Erinnerung ; die Nymphen stammen gewiss nicht nur aus der Lektüre antiker Autoren, sondern auch aus der Bilderwelt der Zeit.

 

Rousseau hatte das schon vorgemacht. Auch er verbindet Landschaftsschilderung mit subjektiver Anreicherung des Gesehenen :

 

Ainsi je marchais légèrement, allégé de ce poids; les jeunes désirs, l'espoir enchanteur, les brillants projets remplissaient mon âme. Tous les objets que je voyais me semblaient les garants de ma prochaine félicité. Dans les maisons j'imaginais des festins rustiques; dans les prés, de folâtres jeux; le long des eaux, les bains, des promenades, la pêche; sur les arbres, des fruits délicieux; sous leur ombre, de voluptueux tête-à-tête; sur les montagnes, des cuves de lait et de crème, une oisiveté charmante, la paix, la simplicité, le plaisir d'aller sans savoir où. Enfin rien ne frappait mes yeux sans porter à mon coeur quelque attrait de jouissance. La grandeur, la variété, la beauté réelle du spectacle, rendaient cet attrait digne de la raison; la vanité même y mêlait sa pointe.

 

So wanderte ich, befreit von der Last, leichten Fußes ; die jugendlichen Wünsche, die berückenden Hoffnungen, die glanzenden Projekte erfüllten meine Seele. Alles, was ich sah, verhieß mir die Gewissheit künftiger Glückseligkeit. In den Häusern, stellte ich mir vor, fanden ländliche Feste statt, in den Wiesen ausgelassene Spiele, entlang der Wasserläufe badeten, promenierten, angelten Leute; an den Bäumen hingen köstliche Früchte, in ihrem Schatten wollüstige Küsse, an den Berghängen waren Fässer mit Milch und Sahne. Eine bezaubernde Muße, Frieden, Schlichtheit, die Lust, ohne Ziel zu schreiten. Kurz, nichts fiel mir ins Auge, ohne meinem Herz eine Freude zu bereiten. Die Größe, die Abwechslung, die wirkliche Schönheit dieses Schauspiels machten den Reiz auch für die Vernunft wichtig ; sogar ein wenig Eitelkeit spielte hinein.

 

Ich breche hier die Darstellung ab, denn die Idealisierung des Landlebens dient beiden Autoren hauptsächlich als Folie für die Kritik an der Stadt, bei Restif sogar deren Dämonisierung. Bei Rousseau und den Autoren, die sich bei ihm bedienen, ist die Stadt vornehmlich ein Ort des Elends und des Schmutzes, an dem man eine große Enttäuschung erfährt :

 

Combien l’abord de Paris démentit l’idée que j’en avais ! La décoration extérieure que j’avais vue à Turin, la beauté des rues, la symétrie et l’alignement des maisons, me faisaient chercher à Paris autre chose encore. Je m’étais figuré une ville aussi belle que grande, de l’aspect le plus imposant, où l’on ne voyait que de superbes rues, des palais de marbre et d’or. En entrant par le faubourg Saint-Marceau, je ne vis que de petites rues sales et puantes, de vilaines maisons noires, l’air de la malpropreté, de la pauvreté, des mendiants, des charretiers, des ravaudeuses, des crieuses de tisanes et de vieux chapeaux.

 

Wie sehr widerlegte die Einfahrt nach Paris doch das Bild, das ich davon hatte! Die Pracht der Häuser, die ich in Turin gesehen hatte, die Schönheit der Straßen, die Symmetrie und die Ausrichtung der Häuser ließen mich für Paris noch Besseres erwarten. Ich hatte mir eine so schöne wie große Stadt vorgestellt, den eindrucksvollsten Anblick erwartet, wo man prächtige Straßen, goldenene und marmorne Paläste erblickte. Als wir durch die Vorstadt Saint-Marceau einfuhren, sah ich nichts als schmutzige und stinkende Straßen, häßliche schwarze Häuser, Unrat und Armut, Bettler und Kärrner, Flickschneiderinnen und Frauen, die Tees oder alte Kopfbedeckungen anpriesen.

 

Ich zitiere des Vergleichs halber einmal einen anderen Roman der Zeit, Louvets «Une année de la vie de Faublas» – die Parallele würde übrigens auch ein Urteil über die literarische Qualität der Autoren zulassen :

 

Ce fut en octobre 1783 que nous entrâmes dans la capitale, par le faubourg Saint-Marceau. Je cherchais cette ville superbe dont j’avais lu de si brillantes descriptions. Je voyais de laides chaumières très hautes, de longues rues très étroites, des malheureux couverts de haillons, une foule d’enfants presque nus ; je voyais la population nombreuse et l’horrible misère.

 

Im Oktober 1783 betraten wir die Hauptstadt und fuhren durch die Vorstadt Saint-Marceau. Ich suchte diese prächtige Stadt, von der ich so glänzende Beschreibungen gelesen hatte. Was ich sah, waren hässliche, sehr hohe Behausungen, lange, sehr enge Straßen, Unglückliche, die in Lumpen gingen, eine Menge fast nackter Kinder, ich sah die zahlreiche Bevölkerung und das entsetzliche Elend.

 

Wie lange sich das Motiv der desillusionierenden Einfahrt in die Stadt hält, kann man zum Beispiel in der «Éducation sentimentale» von Flaubert nachlesen. Auch Fréderic Moreau erblickt nicht die Pracht einer Hauptstadt, sondern die Ödnis anonymer Vororte:

 

L’enceinte des fortifications y faisait un renflement horizontal ; et, sur les trottoirs en terre qui bordaient la route, de petits arbres sans branches étaient défendus par des lattes hérissées de clous. Des établissements de produits chimiques alternaient avec des chantiers de marchands de bois. De hautes portes, comme il y en a dans les fermes, laissaient voir, par leurs battants entr’ouverts, l’intérieur d’ignobles cours pleines d’immondices, avec des flaques d’eau sale au milieu.

 

Der Ring von Festungen war eine horizontale Wulst, und auf den Fußsteigen aus Erde, welche die Straße säumten, waren astlose Bäumchen, die von genagelten Latten gestützt wurden. Chemiewerke wechselten mit Werkhöfen von Holzhändlern ab ; hohe Tore, wie es sie auf Bauernhöfen gibt, ließen durch ihre halb geöffneten Torflügel das widerliche Innere von Höfen voller Unrat sehen, mit schmutzigen Pfützen in der Mitte.

 

Flaubert ist hier als ein eher zufällig gewähltes Beispiel genannt. Dass die Stadt als ein Ort des Unbehaustseins, des rätselhaften Verbrechens, des unentrinnbaren Gefangenseins erscheint, hat exemplarisch Michel Butor in seinem «Emploi du temps» (1957) vorgeführt. Was Restif betrifft, so steigert er den äußerlichen Verfall durch den Verfall der Sitten und macht aus dem inzwischen entstandenen Topos der Elends-Stadt eine Apokalypse der Verderbtheit. Man muss nicht unbedingt an den Promeneur solitaire zu denken, der bei Ménilmontant von einer dänischen Dogge angefallen wird, um die Stadt als eine Stätte der Feindseligkeit zu verstehen; Restif seinerseits hat das genugsam ausgebreitet. Denn was dem Helden des «Paysan perverti» in der Stadt zustößt, ist ein Konzentrat aller denkbaren Schlechtigkeiten, Unfälle und Katastrophen : galante Abenteuer, Entführungen, Duelle, Brudermord, Scheintod, Inzest, Verstümmelung, Morde aller Arten, Hinrichtungen, sogar ein Schiffbruch ist dabei. Restif lässt nichts aus, und die Absicht ist unverkennbar, die schriftstellernden Kollegen zu überbieten. Der «Paysan perverti» wurde darum auch ein Bestseller. Natürlich bedient hier Restif einfach die Erwartungen seiner präsumptiven Leser, und darum hat Testud zu Recht das Werk auch als «une somme romanesque», eine «Summa des Romanhaften» genannt. Aber es ist eben nicht nur der Übereifer des Autors, sondern der aufgezwungene Charakter des Werks, das sich auf dem Markt behaupten muss : Die Konkurrenz zu übertrumpfen bleibt fortan das mehr oder weniger unfreiwillige Los des Unterhaltungsromans, der natürlich auch in der Tendenz den Lesererwartungen entsprechen muss. Die Stadt hat seit dem 18. Jahrhundert keine gute Presse. Und dies nicht nur in der Trivialliteratur.

 

Das schöne Bild hingegen, das Restif vom Landleben zeichnet und an das er selber ebenso glaubt wie viele seiner Zeitgenossen, selbst in den so genannten „höheren Kreisen“ – schließlich wäre die Theaterkulisse des Petit Hameau in Versailles ohne diese Vorstellung vom gesunden Landleben als Hort der Tugend nicht erklärbar – dieses schöne Bild ist freilich eine Illusion, in mehrfachem Sinne. Bleiben wir einen Augenblick lang bei den allgemeinen Verhältnissen. Das 18. Jahrhundert kennt eine Serie von Missernten und Hungersnöten, die zwar nicht überall gleichzeitig auftreten, aber wegen der mangelhaften Transportmöglichkeiten vor Ort nicht abgewendet werden können. In einigen Dörfern stirbt die Hälfte der Bevölkerung an grassierenden Epidemien, zu denen man auch die petite vérole zählen darf, die im Schnitt jährlich 40.000 Opfer hat und die keineswegs auf die lasterhaften Städte beschränkt ist. Zur materiellen Prekarität des Landlebens gesellt sich die soziale : Der Landbewohner wird von seinem Seigneur nicht geschützt, sondern ausgebeutet. Schon insofern hat die Wirtschaftstheorie der Physiokraten, welche der classe des propriétaires eine unentbehrliche Funktion zuschrieb, die Realität nur beschönigt; dass sie auch andere Irrtümer enthält, hat Adam Smith ihr bescheinigt. An die Stelle des Grundherrn sollte der Theorie nach als protecteur nun der König treten, aber von ihm sehen die Bauern nur die Steuereintreiber und einquartierte Soldaten, die sich nehmen, was sie brauchen, und vielfach als marodierende Soldateska und Plünderer sich nicht anders verhalten als die verbreiteten Räuberbanden, welche die Straßen unsicher machen. Wie die zahlreichen kleineren Bauernaufstände beweisen, die in die vorrevolutionären cahiers de doléances münden, wird die Situation von der Landbevölkerung durchaus nicht als idyllisch, sondern als ständige Gefährdung der einfachsten Lebensgrundlagen empfunden. Es ist aber richtig, dass gerade deswegen der Glaube, vertreten durch den Landpfarrer, sich als stabil erweist, wenngleich hie und da auch bei den einfachen Dorfgeistlichen Zweifel an der Ordnung der Dinge und an der Religion auftauchen ; bekannt ist der Pfarrer Jean Meslier, der schon zu Beginn des Jahrhunderts gegen die drückende Herrschaft des Adels protestiert und dabei zum dezidierten Atheisten wird. Aber man kann auch die vielen kleinen Geistlichen zur Protestpartei zählen, die den Bauern bei der Abfassung der cahiers de doléances geholfen haben, weil sie nämlich ebenso unterdrückt waren wie ihre Schäfchen.

 

Dass es mit dem Landleben auch als dem Hort der Tugend eine etwas eigenartige Bewandnis hat, hätte Restif aus eigenem Erleben nachweisen können ; immerhin hat er sich, seinem Biographen Baruch zufolge, schon als Jugendlicher auf dem Lande mit der petite vérole angesteckt. Aber Restif unterdrückt diese Erinnerung zugunsten einer rückwärts gewandten Sehnsucht nach einer Kindheit, die eins mit der Natur und mit sich selbst ist. Restif ist nicht der einzige, der diese Sehnsucht artikuliert. Die von vielen geteilte, die kollektive Illusion ist stärker als die eigene Erfahrung des Vergangenen und Unwiederbringlichen, das so nie gewesen ist.

 

 

 

 

Literatur

 

Baruch, Daniel. Nicolas Edme Restif de la Bretonne. Paris: Fayard 1996

 

Darnton, Robert. Literaten im Untergrund. Lesen Schreiben und Publizieren im vorrevolutionären Frankreich. dtsch. Henning Ritter. Frankfurt a.M. 1988

 

Flaubert, Gustave. L’Éducation sentimentale. Paris: Garnier 1964

 

Galarneau, Claude. «La mentalité paysanne en France sous l’Ancien Régime» in: Revue de l’Amérique française, vol. 14, n° 1, 1960 p. 16-24 · http://erudit/302027ar

 

Louvet, Jean-Baptiste. Une année de la vie de Faublas. in: Étiemble (éd.) Romanciers du XVIIIe siècle. Tome 2. Paris: Pléiade 1965

 

Masson, Nicole. „Le drame conjugal dans l’œuvre de Rétif de La Bretonne : désastre intime et enjeux politiques“ (2011 Société Rétivienne, Internet)

 

Nerval, Gérard de. Les confidences de Nicolas (= Illuminés III). Œuvres, Tome 1. Paris: Garnier 1958

 

Quesnay, François. Tableau économique des Physiocrates. Paris: Calmann-Lévy 1969

 

Restif de la Bretonne, Nicolas Edme. L’Anti-Justine ou les délices de l’amour. Chantreaux: France-Empire 2010

 

Restif de la Bretonne, Nicolas Edme. Le Pied de Fanchette / Le Paysan perverti / Les Contemporaines du Commun. Paris: Robert Laffont 2002

 

Restif de la Bretonne, Nicolas Edme. Le pornographe ou La prostitution réformée. Paris: Fayard 2003

 

Restif de la Bretonne, Nicolas Edme. La Vie de mon Père / La Femme Laboureur / La Femme infidèle / Ingénue Saxancour / L’Épouse d’Homme Veuf / La dernière Aventure d’un Homme de quarante-cinq ans / La fille de mon Hôtesse, Paris: Robert Laffont 2002

 

Rousseau, Jean-Jacques. Du contrat social. Paris: Garnier 1963

 

Rousseau, Jean-Jacques. Les Confessions. Paris: Hachette 1962

 

Rousseau, Les rêveries d’un promeneur solitaire, Paris: NRF 1965 (Livre de poche 1516)

 

Schulze, Swantje. Spiegel einer Gesellschaft im Umbruch. Zur französischen Erzählkunst im Jahrzehnt der Revolution. Diss. Göttingen 2001

 

Sée, Henri. Economic and Social Conditions in France During the Eighteenth Century (1927), engl. Edwin H. Zeydel. Batoche Books Kitchener 2004 : http://socserv.mcmaster.ca

 

Seifert, Hans-Ulrich. „Blähungen von Dinosauriern... Zur deutschen Sade-Rezeption“ Vortrag Heidelberg 1992 - http://ubt.opus.hbz-nrw.de/volltextete/2004/281/pdf/BL%C3%84HUNGEN_VON_DINOSAURIERN.pdf

 

 

Wernsing, Armin Volkmar und Wolf Wucherpfennig, Die »Groschenheft«: Individualität als Ware. Wiesbaden: Athenaion 1976

 

Zweig, Stefan. Die Welt von gestern. Gütersloh 1962